L’écologie en campagne

L’ECOLOGIE EN CAMPAGNE

Au delà du jeu de mots, un constat s’impose désormais au terme de l’élection présidentielle: les villes votent d’avantage pour l’écologie que les campagnes. Ainsi quand Eva Joly réalise 4,1 % à Lyon au 1er tour, elle réalise seulement  1,8 % à Amplepuis ou 0,8 % à Thizy qui sont des bourgades rurales par excellence.

De même, Madame Le Pen a réalisé des scores inconcevables dans beaucoup (pour ne pas dire dans la majorité) des villages du Rhône alors que l’immigration et l’insécurité sont quasi inexistantes.

Habitant moi-même un village de 850 âmes, perché, dans les collines du Beaujolais vert, je m’étonne que mes congénères villageois ne se mobilisent pas plus contre les ravages causés par nos modes de vie et impactant durablement la nature et ses habitants (la faune, la flore et nous).

Les transports (personnes et marchandises) comptent parmi les dossiers prioritaires de l’écologie. Trop de véhicules, souvent peu remplis, occasionnant bouchons, CO2, chronophagie, stress et dépenses d’argent. Une des causes de cet engorgement permanent des axes principaux réside dans l’éloignement entre l’emploi et le lieu de résidence, lié au rêve Français: « être propriétaire ».

Hélas, ce rêve, partagé par de nombreux concitoyens, pousse les accédants à la propriété toujours plus loin des villes, en raison de la disponibilité des surfaces constructibles mais surtout à cause des prix plus faibles, proportionnellement à l’éloignement des grands centres.

Ainsi le rêve peu devenir rapidement un cauchemar quand chaque jour, et souvent 2 fois par jour, le trajet prend 1 heure et plus, soit 2 à 3 heures de « pare-choc contre pare-choc », en respirant des gaz d’échappements.

Le développement urbain des zones rurales n’a pas été accompagné d’une intensification des transports collectifs (trains, bus, co-voiturage) malgré une saturation ancienne et connue des infrastructures routières. Lyon et sa proche banlieue sont saturées de véhicules depuis 1971, date de l’innoguration du tunnel sous Fourvière.

Nous devons dès a présent nous préparer à circuler autrement, la situation de la circulation automobile étant de toute manière compromise en raison de la flambée des prix et de la raréfaction des combustibles fossiles. C’est aussi cela le développement durable.

Dans un prochain billet, j’évoquerai la problématique de l’artificialisation des sols et de ses conséquences pour les populations.

D’ici là, vos avis et commentaires sont les biens venus.

Christian Péla

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