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Archives Mensuelles: mai 2012

Nul ne l’ignore, la campagne des élections législatives a démarré.

Après l’annonce des membres du gouvernement faite hier et fort satisfait du choix de Cécile Duflot, ministre de l’Egalité des territoires et du logement et de Pascal Canfin, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement, Europe Ecologie s’engage pleinement dans cette autre bataille.

Un certain nombre de circonscription de France risquent de connaitre des triangulaires UMP/FN/autres ce qui a conduit les états majors du PS et d’EELV à ne présenter qu’un seul candidat (soit PS, soit EELV) afin de mettre toutes les chances du côté de l’Humanisme et non pas de la doctrine.

Ainsi, sur la huitième circonscription du Rhône, Sheila Mc Carron sera la candidate PS, soutenue par EELV et son réseau local (Azergues Turdine Brevènne) .

Nous invitons toutes les forces modernes et progressistes a voter pour Sheila Mc Carron, afin de mettre fin à plus de 20 ans de politique droitière menée par Mrs Verchère, Lamy et Mayoud.

Le changement est en marche, permettons lui de s’opérer pleinement.

blog de campagne, cliquez sur le lien ci-contre:       Sheila Mc Carron

Le bureau du groupe EELV  Azergues Brevenne Turdine

Après de longues semaines de suspens, l’issue de l’élection présidentielle est connue: François Hollande.

L’heure est désormais aux élections législatives, prolongement indispensable à une alternance voulue et obtenue. Les Français vont devoir armer le bras du chef de l’état avec un corps législatif qui permettra (ou pas) de lancer les réformes nécessaires au rééquilibrage du navire qui penchait résolument trop à tribord (droite).

Parmi les priorités des Écologistes, l’interdiction du cumul des mandats devra occupé l’attention des gouvernants et des législateurs afin que la gestion locale des territoires puisse s’ouvrir a d’avantages d’acteurs locaux, hors appareils politiques ou réseaux en tous genres. Cette situation est fort brillamment décrite dans un article de Geneviève Decrop, ci-dessous.

Cette mosaïque d’avis et d’expériences complémentaires (politique, associatif, culturel, professionnels,  …) permettra le façonnage des cantons et autres collectivités territoriales en adéquation avec la réalité de ses composantes et ressources. Nous constatons et retenons pour le moment la fabrication d’usines à gaz souvent inadaptées, régulièrement partisanes et parfois sulfureuses ….

Une autre priorité des Écologistes vise à étendre la démocratie participative notamment pour les projets industriels et d’aménagement du territoire, en particulier ceux concernant directement les populations (axes routiers, infrastructures, industries à risques, ….) résidant en proximité immédiate des zones préemptées.

La notion d’intéret général devra être révisée en tenant d’avantage compte des expropriés, des riverains, des associations et des élus.

Cette allusion a deux piliers du programme EELV n’est pas fortuite puisque certains états de faits au niveau de la concentration des pouvoirs dans le Rhône ainsi que certains projets routiers en cours ou à venir donnent lieu à de vives remarques et appellent à une remise à plat de toute urgence. Notre circonscription doit être exemplaire dans sa gestion, dans le mutualisation de son exécutif et dans l’implication de habitants aux projet global de société (en marche vers la transition).

Pour finir ce post, nous encourageons notre ami Vincent Meyer, candidat EELV sur la 9ème circonscription du Rhône qui a choisi Luc Beauvallet (PS) comme suppléant. Nous leur souhaitons une campagne placée sous le signe de la volonté de changements, domaine de compétence de Vincent.

Pour plus d’infos, suivez le lien ci-après:       http://vincentmeyer.eelv-legislatives.fr/

Christian Péla

Les défis d’aujourd’hui et ceux de demain ne pourront être affrontés sans que des décisions véritablement et profondément démocratiques ne soient prises. Il nous faudrait pour cela une vie démocratique dynamique et authentique. Chacun sait que c’est loin d’être le cas et le thème de la coupure entre la population est devenue un thème permanent de déploration nationale. Mais la situation perdure et les citoyens finissent par en retirer le sentiment qu’il y a là une sorte de fatalité, que la démocratie est vouée à se pervertir et à être confisquée par une caste de professionnels de la politique. C’est une illusion, mais une illusion dangereuse car elle nous habitue à un statu quo détestable. Par exemple, qui s’insurge contre ce leitmotiv entendu à chaque fois qu’un notable politique décide de se retirer de la vie politique : « il a choisi son dauphin » ? On devrait sauter en l’air ! Quoi, ce n’est pas le suffrage universel qui choisit le successeur d’un élu ? Des dauphins ! Dans une république démocratique !

Il faut avoir le courage d’affronter certaines vérités et de mettre en œuvre les remèdes, malgré la résistance tenace de ceux qui bénéficient de ce pourrissement – et qui ne sont pas tous des élus et des politiciens patentés !

Il faut d’abord dire que la fracture entre la population et les dirigeants politiques n’est pas seulement une affaire parisienne et nationale. Les maux de la démocratie affectent aussi la vie locale, dans les villes, mais aussi dans les campagnes et les territoires semi-ruraux. Ces maux ont en effet un nom : clientélisme. Le clientélisme, c’est-à-dire le fait de se constituer un réseau d’obligés en utilisant l’argent public (« je te finance ta salle de sport, ou ta zone d’activité, et tu mobilises tes troupes pour moi à la prochaine élection ») est un mal ravageur, qui se nourrit d’abord du cumul des mandats dans le temps (trois, voire quatre mandats de suite de maire, de président ou vic-président de Conseil Général), et dans l’espace (« je suis maire du village, puis conseiller général, et pourquoi pas sénateur, voire ministre »). Les mandats électifs sont ainsi accaparés par une petite « élite » locale qui en verrouille soigneusement l’accès aux nouveaux venus.  Ensuite, il y a le saucissonnage territorial et l’empilement des instances élues : de la commune au Conseil Régional, une pyramide de collectivités territoriales aux compétences qui se chevauchent, dépendent les unes des autres, voire se contrarient. Cela engendre tout un jeu de négociations opaques pour le citoyen de base, avec échanges de bon procédé et renvois d’ascenseur, qui passe largement au-dessus de la tête du citoyen de base. Il finit par renoncer à comprendre et se détourner des affaires publiques locales.

Dans ce système, l’échelon le plus opaque, voire le plus occulte est celui des intercommunalités. Les communautés de commune ne sont en effet pas des collectivités locales au sens propre, mais des établissements publics constitués de délégués, élus par les conseils municipaux du périmètre intercommunal. Un peu comme le Sénat, sauf que les communautés de communes remplissent de plus en plus de fonctions autrefois dévolues aux communes, surtout en milieu rural où les communes sont trop petites et trop pauvres pour mettre en œuvre les services collectifs. Les décisions qui président à l’habitat, à l’urbanisation, au développement économique, à la préservation de l’environnement, à l’entretien des rivières qui ont un impact direct sur nos vies quotidiennes sont prises par des gens qui n’ont pas été élus par leurs administrés et qui ne rendent pas compte de leurs actes devant eux. Tout ceci nourrit ce clientélisme qui, si on n’y prend pas garde, finira par nous rapprocher de la situation grecque où l’essentiel de l’activité politique a été orienté vers le service aux amis, créant l’effondrement économique, budgétaire et politique que l’on sait aujourd’hui. Car il faut ajouter que ce système est désastreux pour les finances publiques et hérisse le paysage de quantités d’équipements inutiles (voyez par exemple, les zones d’activités dans chaque commune ou presque, pour certaines quasi vides : si on faisait le compte des emplois réellement créés, on aurait de douloureuses surprises !).

Les solutions existent et sont assez bien identifiées, mais les partis de gouvernement ne sont pas très pressés – et pour cause ! – de les mettre en œuvre. Y compris le parti socialiste, qui reste très discret sur la réforme territoriale et des institutions politiques.

Les propositions d’Europe Ecologie les Verts  sont simples et faciles à mettre en œuvre pour peu que le nouveau gouvernement ait une réelle volonté publique :

– Premièrement, une interdiction totale du cumul des mandats  avec un statut de l’élu, qui permettra à des nouveaux venus de prendre des responsabilités électives en étant assuré de retrouver son emploi ensuite.

– Ensuite, une vraie réforme territoriale, simplificatrice reposant sur 3 étages : les communes, les communautés de commune et les Régions. Toutes ces assemblées étant élues au suffrage universel direct, sur la base de scrutin de liste et de la proportionnelle. Exit le département,  bienvenue à la nouvelle collectivité intercommunale responsable devant ses citoyens (qui récupérerait une bonne partie des compétences sociale et en matière de déplacement du Conseil Général) !

– Puis, très important, le renforcement du pouvoir des citoyens et de leurs initiatives. EELV propose un « droit d’initiative populaire » qui permettra à une fraction déterminée de citoyens de faire inscrire une question à l’ordre du jour d’une assemblée, depuis le niveau local jusqu’au national. Un droit de pétition rénové et efficace, en somme. Les instances de représentations de la société civile (associations, fédérations syndicales, forces économiques) que sont les Conseils locaux de développement verront leur position confortée. (Aujourd’hui, personne ne les connaît, alors qu’ils remplissent bien souvent un rôle précieux et irremplaçable de forces de proposition face aux routines des pouvoirs en place, de regard extérieur sur l’action de ces derniers.

– Enfin, le droit des vote des étrangers aux élections locales. Ce qui non seulement serait une mesure de justice, vis-à-vis de ceux qui sont nos voisins de longue date, dans les bourgs et les villages, qui ont travaillé, cotisé, payé leurs impôts et dont les enfants ont partagé les mêmes bancs d’école que les petits français de souche. Mais qui serait en plus une des meilleures voies d’intégration à la communauté nationale, une des meilleures prévention de la sécession communautariste.

De telles réformes ne conduiraient pas encore àla VI ième République que nous appelons de nos vœux, mais seraient un puissant facteur de rajeunissement  de la vie politique locale, propre à l’ouvrir sur des projets d’avenir, pensées et menées avec l’adhésion du plus grand nombre.

Geneviève Decrop, le 14 mai 2012

http://www.dailymotion.com/embed/video/xaavwq
Geneviève Decrop | L’écologie, une politique de… par EuropeEcologie

A la suite à un article du patriote sur le débat public POCL (LGV Paris Orléans Clermont-Ferrand Lyon) , j’ai réagi en envoyant le communiqué ci dessous au journal qui l’a retranscrit partiellement.

Je pose ce thème au débat sur ce blog.

Il y a un vrai problème avec ce débat, nous sommes enfermés dans une question qui n’est pas la bonne. La question posée aux citoyens dans ce débat est : « Nous souhaitons faire une nouvelle liaison pour rejoindre Paris et Lyon en moins de 2 heures, en passant par le centre de la France, préférez vous le tronçon A, B, C ou D? »

Alors que l’on devrait débattre de l’opportunité de dépenser 14 Md€ pour créer une ligne TGV qui doublera la ligne existante et amènera un nouveau TGV à Lyon qui ne peut plus en recevoir. Pendant ce temps, les usagés des TER en Rhône-Alpes voient le service se dégrader d’année en année. Pour exemple, les trains sur la ligne Lyon – Paray le Monial doivent réduire leur vitesse à 30km/h sur certains tronçons car la voie « unique » mal entretenue ne permet plus de garantir la sécurité des usagés. Les travaux de remise à niveau sur cet axe sont jugés insuffisamment rentable par RFF.

Nous écologiste pensons qu’il faut être clair. Si cette ligne se fait, elle aura un impact lourd pour le beaujolais, sans bénéfice pour sa population. Cela empêchera le développement des TER dans l’ouest Lyonnais.

Nous pensons que le débat doit être reposé sous un nouveau jour. Une ligne rapide (TGV ou pendulaire) peut être une nécessité pour le centre de la France, nous ne sommes pas là pour en juger, mais un axe Paris – Clermont Ferrant – Montpellier nous semblerait plus pertinent.

Et sans attendre, rénovons efficacement les lignes Lyon Roanne Clermont et Lyon – Paray le Monial Orléans, profitons en pour développer le ferroutage qui sera le grand oublié du projet POCL. Travaillons en ce sens et on participera à un vrai désenclavement du centre de la France.

Pascal TERRIER

Parmi les enjeux majeurs des prochaines décennies, la transition énergétique figure en tête de liste.

Pourquoi ?

La réponse est évidente et les raisons de manquent pas: raréfaction des ressources fossiles, impact carbone et GES, envolée de prix, croissance de la demande mondiale, conglomérats industriels en situation de monopoles ou dominantes, danger des matières fissibles après exploitation…..

Dans la notion de transition, 2 idées majeures guident la démarche: produire localement et consommer localement.

Cela ne signifie pas l’isolement mais au contraire relier tous les acteurs locaux des filières en amont et raccorder ces filières locales au maillage global.

Il s’agit bien du paradoxe de notre époque, produire locale dans un environnement mondialisé. Ce n’est en réalité qu’une superposition de vues, car comme les nuages dans l’azur, les stratus et syrius ou encore cumulo-nimbus évoluent simultanément à des altitudes et dans des sens  différents.

Notre région offre une large palette de ressources naturelles, renouvelables pour la plupart, et dont l’exploitation n’est encore que très limité.

La vertu première de l’Ecologie consiste à minimiser l’impact de l’activité humaine sur l’environnement, la planète n’étant pas la  propriété exclusive des Hommes et la surexploitation de ses ressources, sans anticiper l’épuisement de celles-ci, conduit à une mise en dépendance et à la précarisation à moyen terme.

En termes de pratiques consuméristes et productives, l’échéance est inévitable. Tôt ou tard nous aurons à changer radicalement notre rapport aux énergies.

Le sujet est certes très vaste, les solutions sont pour la plupart à découvrir mais ne pratiquons pas la politique de l’autruche, en refusant la réalité ou en repoussant “sine die”  le début de la transition énergétique.

Cette plateforme propose de donner la parole aux acteurs de la transition énergétique ainsi qu’à ceux souhaitant le devenir mais aussi à tous les citoyens désireux de contribuer dès maintenant à cette mutation inévitable que nous devons accomplir et qui doit être le symbole de l’espérance car elle sera génératrice d’emplois, d’avenir  et de solidarité.

Je vous propose ci-dessous un lien vers un document intéressant, réalisé par la pôle de compétitivité Champagne Ardenne Picardie, relatif aux Industries et Agro-Ressources.

Industries et Agro-ressources

Christian Péla

L’ECOLOGIE EN CAMPAGNE

Au delà du jeu de mots, un constat s’impose désormais au terme de l’élection présidentielle: les villes votent d’avantage pour l’écologie que les campagnes. Ainsi quand Eva Joly réalise 4,1 % à Lyon au 1er tour, elle réalise seulement  1,8 % à Amplepuis ou 0,8 % à Thizy qui sont des bourgades rurales par excellence.

De même, Madame Le Pen a réalisé des scores inconcevables dans beaucoup (pour ne pas dire dans la majorité) des villages du Rhône alors que l’immigration et l’insécurité sont quasi inexistantes.

Habitant moi-même un village de 850 âmes, perché, dans les collines du Beaujolais vert, je m’étonne que mes congénères villageois ne se mobilisent pas plus contre les ravages causés par nos modes de vie et impactant durablement la nature et ses habitants (la faune, la flore et nous).

Les transports (personnes et marchandises) comptent parmi les dossiers prioritaires de l’écologie. Trop de véhicules, souvent peu remplis, occasionnant bouchons, CO2, chronophagie, stress et dépenses d’argent. Une des causes de cet engorgement permanent des axes principaux réside dans l’éloignement entre l’emploi et le lieu de résidence, lié au rêve Français: « être propriétaire ».

Hélas, ce rêve, partagé par de nombreux concitoyens, pousse les accédants à la propriété toujours plus loin des villes, en raison de la disponibilité des surfaces constructibles mais surtout à cause des prix plus faibles, proportionnellement à l’éloignement des grands centres.

Ainsi le rêve peu devenir rapidement un cauchemar quand chaque jour, et souvent 2 fois par jour, le trajet prend 1 heure et plus, soit 2 à 3 heures de « pare-choc contre pare-choc », en respirant des gaz d’échappements.

Le développement urbain des zones rurales n’a pas été accompagné d’une intensification des transports collectifs (trains, bus, co-voiturage) malgré une saturation ancienne et connue des infrastructures routières. Lyon et sa proche banlieue sont saturées de véhicules depuis 1971, date de l’innoguration du tunnel sous Fourvière.

Nous devons dès a présent nous préparer à circuler autrement, la situation de la circulation automobile étant de toute manière compromise en raison de la flambée des prix et de la raréfaction des combustibles fossiles. C’est aussi cela le développement durable.

Dans un prochain billet, j’évoquerai la problématique de l’artificialisation des sols et de ses conséquences pour les populations.

D’ici là, vos avis et commentaires sont les biens venus.

Christian Péla